Alexandre Dumas visited Victor Hugo, his lifelong friend, in Guernsey in 1857

ALEXANDRE DUMAS VISITED VICTOR HUGO, HIS LIFELONG FRIEND, IN GUERNSEY IN 185725 Novembre [1855] ‘Cette grande voix de l’exil est redoutée ! Tu sais qu’on a averti Alexandre Dumas qu’il eût à se taire. De quoi ? Le sais-tu ? parce qu’il avait dit que son corps était a Paris, mais que son cœur était à Bruxelles et à Jersey ! Vraiment, ça n’est pas fort.’ [Mme Victor Hugo à sa sœur Julie]

 

‘They are really terrified of this great voice from exile ! You know they told Alexandre Dumas to shut up. About what? Do you know? Because he said that while his body was in Paris, his heart was in Brussels and Jersey! Really, that’s not much, is it? [Mme Victor Hugo to her sister, Julie]

 

24 Mai 1857 ‘Alexandre Dumas est venu nous voir, le sais-tu ?’ [Mme Victor Hugo à sa soeur Julie, depuis Guernesey]

 

‘Did you hear, Alexandre Dumas has been to see us.’ [Mme Victor Hugo to her sister, Julie, from Guernsey]

 

After the 2 December Dumas had an idea, a mischievous one, the sort he often gave to d’Artagnan and to Chicot: ‘They’ve exiled Hugo, I’ll go into exile too !’ And off he went to Brussels. He was back soon enough. But he did not forget the exile; to him, Victor Hugo was an old mate. He was very fond of him. He didn’t care at all that Hugo had nicked Lucrèce Borgia from La Tour de Nesle and Marie Tudor from his Christine. Time was dragging on, he had to go and say a proper hello to his old pal. Victor Hugo welcomed him with open arms, the weather was lovely; they ate outside on a verandah watching the Guernsey waves break. Then VH, who had just eaten a shrimp, waved his Olympian arm:

 

‘So you see, dear Dumas, here I am on my rock of exile, banished like some ancient Roman or Greek.’
‘Come on,’ replied, Dumas, with his hearty laugh, ‘the butter’s an awful lot better here, there’s no comparison.’
Adolphe Racot, Portraits d’aujourd’hui

 

Letter to Alex Dumas fils 15 April 1872 on death of father

 

‘Votre père et moi, nous avons été jeunes ensemble. Je l’aimais, et il m’aimait. Alexandre Dumas n’était pas moins haut par le coeur que par l’esprit; c’était une grande âme bonne. Je ne l’avais pas vu depuis 1857. Il était venu s’asseoir à mon foyer de proscrit à Guernesey, et nous nous étions donné rendez-vous dans l’avenir et dans la patrie, en septembre 1870, le moment est venu; le devoir s’est transformé pour moi: j’ai dû retourner en France.

 

Hélas, le même coup de vent a des effets contraires. Comme je revenais dans Paris, Alexandre Dumas venait d’en sortir. Je n’ai pas eu son dernier serrement de main. Aujourd’hui je manque à son dernier cortège. Mais son âme voit la mienne. Avant peu de jours, bientôt je le pourrai peut-être, je ferai ce que je n’ai pu faire en ce moment; j’irai, solitaire, dans le champ où il repose, et cette visite qu’il a faite à mon exil, je la rendrai à son tombeau.’